On savait les nains prompts à piquer une colère de tous les diables, mais le Thane des nains de Rabat bat tous les records.

On savait les nains prompts à piquer une colère de tous les diables, mais le Thane des nains de Rabat bat tous les records.
Maître Clitorion,
J’ai de funestes nouvelles à vous rapporter. Le convoi qui ramenait l’astrolabe à notre camp a été annihilée. Fort de notre amitié avec un clan elfe sylvain qui nous escortait jusqu’à la lisière de leur forêt, nous pensions n’avoir qu’à affronter qu’une patrouille impériale aux abords du petit village de Blauerburg…
A notre approche ce dernier était en flammes, infesté par des peaux-vertes et grouillant de skavens. Les impériaux arrivant à l’est étaient soutenus par une escouade de gratte-caillasses.
Malgré notre vélocité légendaire face au danger, nous n’avons pu éviter l’affrontement… Je vous passerai les détails, mais les survivants se comptent sur les doigts d’un lépreux manchot.
Seule bonne nouvelle que je puisse vous offrir en compensation : l’artefact n’est peut être pas tombé entre les mains de l’ennemi.
Un guerrier-faucon elfe sylvain blessé s’est enfuit du champ de bataille… mais nous n’avons aucune nouvelles de lui jusqu’à ce jour.
Votre dévoué,
Suppoziel
Seigneur,
Je ne m’appesantirais pas de peur que cette missive tombe entre de mauvaises mains, mais les nouvelles sont bonnes. Nous avons enfin réussi à mettre la main sur la relique. J’ai mené l’assaut en personne et me suis assuré que ma magie protège nos fiers soldats. La chance a été de notre coté car j’ai crains que l’astrolabe nous échappe à moults reprises. Mais Asurian a été clément en déviant les tirs ennemis et en guidant nos lances. Sans compter qu’une bande de skavens est apparue subitement sur le champ de bataille pour s’emparer de notre baliste… je suis sceptique quand à leurs motivations. Quoiqu’il en soit, je devrais être revenu avec la relique d’ici quelques jours… si nous ne faisons pas de mauvais rencontres… Alors, nous pourrons commencer son étude.
Votre dévoué,
S.
Dans leur campement de campagne, cachés dans un sous-bois, les hauts-elfes étaient en effervescence.
Le mage haut-elfe Suppoziel s’affairait sous sa tente. Il venait à peine de mettre la touche finale à une série d’onguents contre les hémorroïdes dont raffolaient ses congénères lorsqu’il fut dérangé par un soldat dépenaillé, à bout de souffle. Il le reconnut comme Tartonion, un servant de baliste vétéran, venu lui faire son rapport :
« - Maître Suppoziel… Je suis le dernier survivant de la patrouille de la Sentinelle Laniel. Nous devions inspecter le secteur de Federrheim : deux de nos espions déguisés en colporteurs humains ont été découverts par une bande de nains véhéments… tout cela parce qu’un des notre invectivaient le tavernier comme quoi sa bière était de la pisse de troll… Menfin, nous avons appris par la suite que la bourgade abritait une importante communauté de nains, connue pour sa brasserie… Un de nos hommes a réussit à s’enfuir, l’autre a été fait prisonnier.
La Sentinelle Laniel a alors ordonné à son escouade d’aller porter secours au prisonnier, mais nous sommes tombés sur une milice de nains, appuyés par quelques mineurs vétérans et par un canon. Nos hommes ont ferraillé longuement contre le régiment nain jusqu’à celui-ci soit rejoint par un officier Thane qui fit basculer le combat à leur avantage. Aucun des notre n’a survécu. Alors que la bataille faisait rage, une bande de peaux-vertes en a profité pour attaquer la place et se joindre à la mêlée… j’ai vu les mineurs nains pris par surprise par des gobelins sur araignées et un arquebusier nain faire front à une marée verte. Mais je n’ai rien vu de plus car notre baliste a été attaquée par rien de moins qu’une bande de dix trolls de pierre. J’ai eu tout juste le temps de m’enfuir… »
…que Wachenheim a quitté sa bande de Joueurs d’épée, au service du comte d’Ostland. Une grande gueule, un peu trop de panache au combat et une absence totale de quartier de noblesse semblaient alors le condamner à stagner dans un rôle de sous fifre jusqu’à ce qu’une bataille ou une mauvaise maladie l’emporte.
Il finit donc par prendre ses quartiers, pour commencer une carrière de mercenaire dans l’Est de l’Empire. Les premiers temps furent loin du succès escomptés: des missions minables, guère plus valorisantes que celle de porte-pot du bourgmestre, succédaient à des propositions de missions suicides dans les Terres du Nord.
Finalement Sigmar sourit à Wachenheim le jour où, sévèrement éméché, il provoqua en duel Ürs Von Trauth, capitaine de la Reiksguard. Bien qu’il ne put triompher de son adversaire à cause de son hoquet, le joueur d’épée impressionna suffisament le chevalier pour que ce dernier le recommande à la garnison du Reikherdz.
Quelques années plus tard Wachenheim est devenu le sergent de cette unité hétéroclite, recruté par lui et Von Trauth. Anciens mercenaires estaliens, duellistes ou noble en rupture de ban se sont retrouvés ensemble pour une seconde chance. Leurs seuls impératifs: savoir se battre et jurer fidélité à la Reiksguard..

Gertrüd, en pleine forme
La forteresse du Reikherdz comprend plusieurs grands canons, tous tendus vers la menace silencieuse des monts du Milieu. Une de ces batteries est dirigée par le fantasque Lionardo, génie tiléen en général peu concerné par son environnement immédiat. Elle doit son nom de Gertrüd à une coïncidence troublante, du moins pour la soldatesque local. Le même jour que son entrée dans la forteresse, une troupe de saltimbanque arrivaient du Nord dans le petit village au pied du fort. Echappant de justesse à la guerre dans le Nord, elle comprenait une cantatrice spectaculaire, nommée Gertrüd. Il ne fallut pas longtemps pour que les hallebardiers de factions aux portes ne comparent la voie de Gertrüd et celle du canon qui sont, il est vrai, d’une troublante ressemblance.
L’attaque d’une bande d’homme bête sembla confirmer cette proximité, quand les cris de la mégère semblèrent effrayer les créatures avec autant d’efficacité que le canon.
Ainsi le canon de Lionardo est désormais désigné par le nom de la terrible chanteuse, fléau des hommes bêtes.
Mein her Obërstürm-Kommändäntë,
Konformèment à vos ordres plusieurs de nos patrouilles sont parties en reconnaissance dans les environs, afin de trouver Vous-savez-quoi. L’une d’entre elles n’est pas revenue.
Les pistoliers de Karl Von Pezl ont juste retrouvé le mage Dieter, gravement blessé. Son corps était habilement signalé par une lance de cavalerie, plantée dans son dos.
Une fois ramené au camp et soigné par notre estimé père Grüss, il a raconté que sa patrouille avait été attaqué par des Elfes, au nombre d’une centaine, et puissamment épaulés par une batterie de balistes. Son unité s’est héroïquement défendue, et n’a laissé sur le champ de bataille qu’un archer, une baliste, et un cavalier, mais elle a fini par succomber.
Après cette victoire (les elfes ont toutefois enlevé les centaines de corps laissés sur le champ de bataille) nous recommandons la plus grande prudence dans nos manœuvres.
L’envoi d’artillerie de Nuln et de lances supplémentaires de la Reiksguard semblent nécessaires.
Pour Sigmar & le Kaiser,
Kaptain Ürs Von Trauth.
Mes Respects Baron.
Un rapport nous indique une escarmouche en territoire impérial, mais non loin de nos frontières, entre une patrouille du Reikhertz et un détachement d’Haut-Elfes, dont les motivations à fouler le sol du Vieux Monde restent aujourd’hui inconnues.
Nos espions nous rapportent qu’ils sont dirigés par un certain Seigneur Clitorion. Je vais mener ma petite enquête pour en savoir plus à ce sujet.
Nous ne savons pas ce qui a provoqué le combat car aucun des impériaux n’a survécu et les elfes restants n’étaient même pas assez nombreux pour jouer une partie de tarot. La baliste et les archers d’Ulthuan ont semé la mort avec leurs armes de lâches avant que la cavalerie impériale n’ait pu esquisser le moindre mouvement. Néanmoins, il semblerait qu’un capitaine impérial ait fait un carnage héroïque parmi l’infanterie elfique avant de finir par choir sous les traits funestes de la machine des fils d’Asuryan.
Je doute que cet incident reste isolé et de nouveaux combats sont à prévoir, impliquant sûrement bien plus d’hommes que cet esclandre… ! Je vais envoyer des éclaireurs faire leur office et mes espions restent aux aguets.
Pour Montjoy !
Votre dévoué,
Chevalier Ancel de Septmer